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vendredi 27 janvier 2017

Entre batraciens et humains, Canton Vaud et Confédération ont fait leur choix





Chers lecteurs,

Un précieux internaute m'a envoyé cet article du Journal La Côte :




Pour ceux qui ne sont pas abonnés, un petit résumé :

1,55 millions du contribuable ont été accordés aux batraciens pour leur permettre un passage sans risque, donc grenouilles et crapauds qui, au péril de leur vie, traversaient la route cantonale au printemps à l'appel de l'amour. Il s'appelle le Crapauduc : 640 mètres, 18 passages sous la route.

Comme le stipule l'article ces petits animaux sont protégés par la Loi fédérale sur la protection de la nature et un suivi sera effectué chaque jour matin et soir par des équipes de bénévoles. OK, j'aime bien les grenouilles et les crapauds aussi, mais…

Peu de temps avant, finissait de se construire dans le quartier d'Eikenott qui comprend 3 immeubles destinés à mobilité réduite dont un immeuble protégé, des rigoles de 10 cm de large et de 4-5 cm de profondeur tous les 3 mètres qui engendrèrent nombre d'accidents graves, ainsi que des barrières les empêchant d'être pris en charge, et pour couronner le tout, aucun passage protégé sans se prendre des ballons ou autres projectiles de jeu dans la tête, voire d'être frôlés par des vélos ou trottinettes à toute vitesse pour se rendre simplement à la Coop du quartier. Et ceci avec la bénédiction des permis de construction de notre Canton de Vaud :

C'est-à-dire : chutes de personnes âgées dont certaines furent très choquées et peintes d'hématomes et bosses violets pendant plusieurs semaines, chutes d'enfants aux dents cassées, chutes de personnes valides, et fractures-tassements de vertèbres de personnes à mobilité réduite.

La demande d'y placer des grilles fut refusée cause "c'est beaucoup trop cher". Le municipal socialiste de Gland responsable de la sécurité et même avant cela co-responsable de l'urbanisme ne répondit jamais à mes deux courriers à ce sujet. Pas plus que le Syndic ni l'architecte responsable de l'urbanisme de cette Commune, pas plus que la responsable du secteur social dans cette Commune. Pas plus que les nombreux propriétaires de ce complexe, relevant des plus grosses assurances de Suisse dont certaines dépensent des millions par année en publicité pour la prévention. Qu'ils se rassurent, ils entendront parler de ces fractures-tassements de vertèbres aussi longtemps que les ingérables douleurs subsisteront, c'est à dire à vie. 

Dites-moi les grands responsables de tout, elle vaut combien la vie d'un senior, d'un aîné, d'un enfant, ou d'une personne à mobilité réduite ? Moins que celle d'un batracien ?

Je me réjouis qu'un massacre de batraciens ait été évité bien sûr, mais pas qu'un Tigre handicapé ait dû payer 16'000.00 d'avocat de sa poche pour que des rigoles qui n'auraient jamais dû exister et être validées de permis, soient enfin bouchées après 2,5 ans ! Ce dont ce cher élu responsable de la sécurité de Gland se glorifiera auprès d'élus d'autres communes avoisinantes, comme si c'était grâce à lui que le constructeur fit enfin preuve d'une grande empathie.

L'article relève que ces petits animaux sont protégés par la loi fédérale sur la protection de la nature.

J'en déduis donc que notre Canton de Vaud et notre Confédération estiment que l'humain ne fait pas partie de la nature et que les permis de construction sont accordés au petit bonheur la chance  par des personnes dont les décisions sont pour le "moins" discutables et la compétence très relative. Pour le "plus" je vous laisse imaginer.

Et pendant que nos adorables petites grenouilles pourront courir sans danger à leurs rendez-vous amoureux, nos petits vieux, du moins ceux qui restent encore dans ce quartier d'Eikenott, ou qui ont survécu à l'isolement, ne pourront toujours pas être pris en charge à leur domicile par qui ils veulent, cause barrières, ni même boire un café avec les survivants de cette prison dont ils ne sortiront que les pieds devant.

De là à souhaiter que dans une prochaine vie les humains deviennent batraciens, il n'y a qu'un COAAAAA


Le Tigre

samedi 3 décembre 2016

Future STEP de Gland VD en eaux troubles ?

 Chers lecteurs assidus et visiteurs occasionnels,

Un article dans le Journal La Côte du 1er décembre, premier calendrier de l’Avent, attira mon attention :


ou encore ceci :



Pour les visiteurs étrangers, une STEP ici est une station d’épuration. Et même si nous savons tous qu’une station d’épuration des eaux est nécessaire, le mode de faire semble lui, avoir quelques lacunes en son miroir.

Le Syndic de Luins, Commune avoisinante, M. Gaignard, se plaint du manque de transparence dans ce projet dans une lettre ouverte :


Une transparence que nous ne trouvons jamais ici depuis que j’y vis, à aucun moment. J’ai donc une furieuse envie de soutenir M. Gaignard, Syndic de Luins dans son combat et espère que les autres syndics des autres 30 Communes le soutiendront aussi ainsi que les 110'000 contribuables concernés.

Car... ce que nous appelons les Syndics ici sur Vaud, représentent les Maires d’autrefois. Or que se passe-t-il lorsqu’un citoyen d’une Commune demande des comptes à son Syndic ou Maire : c’est lui qui est responsable de ce qu’il pourra donner comme informations ou non. Pour cela, il faudra bien sûr que lui-même soit informé de de l’avancement des travaux, des décisions prises, en temps réel. Il s’agit de l’argent du contribuable de 20 Communes réunies dans une convention.

Si le Syndic ne peut répondre aux questions, il est en faute et peut être poursuivi pour rétention d’information, voire de bien pire sur le plan de l’utilisation des deniers publics.

Est-il normal qu’un énorme projet fasse l’objet de nébuleuses avec des intervenants et contribuables extérieurs aussi nombreux ?

La cerise sur le gâteau est que ce projet est « contrôlé » par des personnes qui n’ont plus aucune activité municipale d’ici ou de là et sont donc des « privés » qui décideraient de tout sans communication auprès des intéressés ?

Une belle façon de déléguer la responsabilité de ses choix à d’autres.


Qu’en est-il du quartier d’Eikenott, vendu ou loué comme ( quartier écologique ) ?

Les PPE ont signé pour la plupart leur contrat d’achat en décembre 2011. C’est entre 2011 et 2012 que les premiers pourparlers ont eu lieu sur ce projet. On peut donc imaginer que ceux-ci n’ont pas été mis au courant d’une station d’épuration à quelques centaines de mètres, les dates se chevauchant.

Mais qu’en est-il des locataires à qui l’on a fait croire énormément de choses non avérées comme ce blog en témoigne largement, et arrivés beaucoup plus tard ? Personne n’a été informé de ce fait avant la signature du bail. Ici, non seulement on « invente » beaucoup, mais les belles promesses ne sont pas tenues, ce qui génère un roulement de 50 % de locataires déçus. 

Même s’il est peu probable qu’il y ait des nuisances à Eikenott, la STEP étant placée après la forêt, qu’en est-il de l’impact sur la forêt elle-même ? Je l’ignore. Nos spécialistes « Verts » pourront peut-être y répondre s’ils veulent bien se manifester dans les commentaires.


Le Tigre